Qu’est-ce que le Mouvement Respiratoire Primaire ?

Le 28 Juin, 2023
Raphaël en séance de somatopathie ressent le mouvement respiratoire primaire

Le Mouvement Respiratoire Primaire dit MRP est bel et bien un phénomène physique car perceptible par l’intermédiaire des mains. Pour le ressentir, il suffit d’éduquer sa main et de faire confiance à ses sensations. En l’espace de quelques minutes, vous le ressentirez facilement. Il existe bien sûr certains détracteurs qui affirment que le MRP n’existe pas. Et à cela je leur réponds qu’il y a bien longtemps,  certains affirmaient que la terre était plate. Bref. Maintenant que les choses sont dites passons à l’explication.

Les émotions non réglées perdurent en ondes de choc.
Les émotions non-réglées perdurent en « ondes chocs ».

Le Mouvement Respiratoire Primaire est un phénomène physique

Le MRP est un phénomène physique ondulatoire, qui obéit à des règles de comportement bien précises. Ces règles sont nombreuses, constantes et identiques d’une personne à une autre. C’est pour cela qu’un grand nombre de personnes trouvent réponse à leurs problèmes dans la pratique de la somatopathie.

Ce mouvement intrinsèque à tout être vivant a été mis en avant en 1939 par William Garner Sutherland. Médecin ostéopathe américain, il est le premier à s’être penché en douceur sur quelqu’un et à ressentir des anomalies subtiles. Il parlera de ces anomalies dans son ouvrage “The Cranial Bowl (La coupe crânienne)” resté trop longtemps oublié sous une couche épaisse de poussière.

Le plus important dans ces études, c’est qu’un MRP anormal détecté, sous certaines conditions, accepte de revenir à la normalité. Des lors, sans s’être intéressé directement à la pathologie de la personne, elle exprime clairement s’en porter nettement mieux.

William Sutherland en séance d'ostéopathie crânienne
William Garner Sutherland en séance qui écoute le MRP

L’adaptation du MRP à son environnement

Cela fait environ 70 ans maintenant que nous connaissons le MRP, et depuis toutes ces années nous avons observé sa manière de modifier son comportement en fonction de son environnement (intoxications, irradiations, médications, alimentation, traumas divers physiques et émotionnels, etc).

Le somatopathe va s’intéresser particulièrement à trois d’entre elles :

– les chocs physiques, (accident de voiture ou autres, forte chute, suites de chirurgie, agression, …).

– les chocs émotionnels de forte intensité vécus par le sujet, (séparation, abandon, injustice, …).

– les chocs émotionnels de forte intensité transmis dans les familles au travers des générations. (les paquets cadeaux que l’on nous a donnés à la naissance, les casseroles de famille).

Donc, des chocs émotionnels puissants modifient le MRP, au point d’en laisser des traces physiques.

C’est Pierre Camille Vernet qui à la fin des années 90, à découvert cette subtile modification du MRP sur les différents os et organes. Il a ouvert la porte en élargissant le champ d’action de l’ostéopathie. Plus récemment, dans la même lignée, Serge Maniey révolutionna à son tour cette approche, par sa vision embryologique et son travail périostique.

Bien qu’aujourd’hui, la connaissance du MRP ait très nettement progressé ces dernières décennies, il reste encore des axes de recherche non explorés.

Trois somatopathes ayant mené des recherches sur le mouvement respiratoire primaire
A gauche: William Garner Sutherland, en bas à droite Pierre Camille Vernet, en haut à droite Serge Maniey

La transmission émotionnelle au travers du MRP

Des découvertes très récentes sur des animaux de laboratoire, et encore plus récemment sur des humains (en août 2015), vont dans le sens de ce que certains avaient déjà senti il y maintenant plus de 15 ans. Toutes les recherches en épigénétique (aussi étonnantes soient-elles) prouvent qu’il y a bel et bien transmission à travers les émotions.

C’est-à-dire que les événements dramatiques vécus par nos anciens (3 générations minimum), très longtemps avant notre conception influent de manière néfaste sur ce qui va se passer pour nous. Il semblerait que des émotions non-réglées, non-digérées, perdurent en ‘ondes de chocs’ jusqu’à 5 générations environ. Donc, les traumatismes de la Seconde Guerre mondiale sont encore perceptibles sur les descendants de ceux qui l’ont vécue.

La bonne nouvelle, c’est que les somatopathes y ont accès depuis presque 20 ans, grâce à la normalisation du Mouvement Respiratoire Primaire par les mains.

Belle aventure

Raphaël Collot, Ostéothérapeute et Ambassadeur Enagic

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